mercredi 23 juin 2010
par administrateur

Journée nationale unitaire de grève sur les retraites

Page normale sans titre

L'appel de la Commission exécutive du SNGC-CGT

La Commission exécutive du SNGC-CGT tenue le 24 août 2010 invite les sections syndicales et délégués syndicaux CGT de Capgemini à tout faire pour préparer la journée d'action du 7 septembre sur

les retraites et pour appeler les salariés du Groupe à y participer massivement.

Pour cela, notre syndicat appelle tous les salariés du Groupe à se mettre en grève le 7 septembre prochain, et à rejoindre les manifestations départementales qui se dérouleront à travers le pays.

Des tracts en ce sens ont commencé à être distribués par nos soins dans différents établissements de l'entreprise.

Fait à La Défense le 4 août 2010

Comment se mettre en grève

- Adressez un mél à votre assistante en précisant que vous êtres en grève à l'appel des syndicats. Nous ne sommes pas tenus de déposer un préavis.

- Indiquez la durée de votre arrêt de travail (1 journée, une demi journée, etc.).

- Mettez notre organisation en copie de ce mél, afin que nous puissions faire le décompte des grévistes par organisation@sngc-cgt.org

- Si vous êtes en clientèle, prévenez le client sans préciser le motif de votre absence.

N'OUBLIEZ PAS DE REPORTER LES HEURES DE GREVE SUR VOTRE RELEVE D'EMPLOI DU TEMPS

 

 

Quatre idées fausses sur la retraite

1. Puisque nous vivons plus longtemps nous devons travailler plus longtemps


C’est avoir une bien singulière conception des progrès de civilisation. L’histoire contemporaine montre que, abstraction faite de la mortalité précoce, la durée de vie hors travail n’a cessé de croître et la durée du travail de baisser. Ainsi, le travail des enfants a reculé pour faire place à la formation initiale et, les gains d’espérance de vie aidant, le temps consacré à la retraite n’a cessé de s’allonger sans pour autant remettre en cause la capacité de croissance. L’activité sociale, bénéfique pour la société toute entière, ne s’arrête pas lorsque cesse le travail salarié. Les retraités ne sont pas des parasites qui vivent aux crochets des actifs. Ils participent, eux aussi, au développement de l’activité de l’ensemble de la collectivité et à la croissance. Mais le gouvernement, avec la loi Fillon, a décidé arbitrairement que dorénavant le rapport constaté en 2003 entre la durée d’assurance et la durée moyenne des retraites devait rester constant jusqu’en 2020. Et qu’en conséquence tout gain d’espérance de vie devait se traduire par un allongement de la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein.

2. Le nombre de retraités va augmenter rendant impossible le financement des retraites


Il est exact que le nombre de retraités augmente. Faut-il le déplorer ? Bien sûr que non. Au contraire il faut s’en réjouir. En 1950, la France comptait 6,7 millions de personnes de plus de 60 ans et 12 millions en 2000. Elles sont aujourd’hui 14,7 millions selon les derniers chiffres de l’Insee. Cela nécessite-t-il de consacrer davantage d’argent à la retraite ? Evidemment. En 1959, l’ensemble des dépenses de retraites représentait 5,4 points de PIB et 13,2 en 2007… Mais les gains de productivité ont permis de doubler en 30 ans la part de PIB consacrée à la retraite sans mettre l’économie par terre. Si nous sommes en période de crise, c’est parce que les dividendes sont préférés à la protection sociale du fait de la financiarisation à outrance de l’économie.

3. Les taux de cotisation sont trop élevés et handicapent l’emploi


Le patronat et les forces politiques qui le soutiennent ont toujours eu une aversion profonde pour la protection sociale. Dès son origine, ils ont considéré qu’elle constituerait un handicap insurmontable pour l’économie. L’histoire leur a pourtant donné tort. Loin d’être un frein pour l’économie, une protection sociale de haut niveau constitue un moteur pour la croissance. D’ailleurs, dans la crise que nous traversons, tout le monde s’accorde à reconnaître que ce sont les pays où la protection sociale est le plus développée qui ont le mieux résisté. Quant à comparer les taux de cotisations français et européens, cela n’a pas grand sens. La France a fait le choix d’un financement socialisé assis principalement sur le travail quand nombre de nos voisins européens ont, eux, privilégié l’impôt.
La comparaison en points de Produit Intérieur Brut (PIB) apparaît donc plus juste. La part de PIB consacrée à la retraite est, par exemple, sensiblement la même en France (12,5 % en 2003) et en Allemagne (12,4 % en 2004).

4. Reporter l’âge légal de départ en retraite n’est pas un problème puisque les salariés liquident leurs droits à 61 ans passés


L’âge légal de départ à la retraite, étant de 60 ans, si l’âge moyen de liquidation de la retraite est supérieur à 60 ans, cela s’explique par la nécessité de compenser les années de chômage, d’invalidité ou de RMI. Si on reportait l’âge légal à 61 ans, on peut parier, sans risque de se tromper, que l’âge moyen passerait au-dessus de 62 ans. Cela justifierait-il pour autant de reporter l’âge légal à 62 ans ? On voit bien là le caractère pervers d’une telle logique. Et surtout son inefficacité : Sachant que, seulement 1 salarié sur 3 est en activité à l’âge de 60 ans, reporter l’âge de la retraite signifierait pour 2 salariés sur 3, en situation de chômage, ou d’invalidité, longue maladie ou encore au RMI, de les maintenir plus longtemps dans cette situation d’insécurité, ce qui en outre alourdirait les dépenses sociales sans recettes supplémentaires pour les retraites.


Articles les plus récents

mercredi 30 septembre 2009
par administrateur

Une idée ? Une remarque ?

Nous mettons à votre disposition un forum de discussion entre salariés du groupe Capgemini. Si vous avez des propositions, des idées à partager, des questions, etc.
mercredi 9 septembre 2009
par administrateur

Appel à candidature pour les élections professionnelles 2009

Page normale sans titre Le premier tour des élections professionnelles est prévu pour le 12 novembre 2009 . Nous avons absolument besoin de chacune et de chacun, alors ... Rejoins-nous pour faire valoir nos orientations et sois candidat(e) CE et/ou DP (...)

Albums les plus récents

Agenda

<<

2010

>>

<<

Janvier

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

3 septembre 2009 - L’accord GPEC

Victoire de la CGT : La Direction a plié devant le scandale des licenciements amiables soi-disant "négociés" inclus dans un chapitre de l’accord GPEC. Le chapitre à été tout simplement supprimé, et l’accord GPEC dans sa version actuelle sera donc mis à la signature prochainement. La multiplication des moyens de rompre un contrat de travail, sans pour autant donner aux collaborateurs le minimum légal, sans mesures d’accompagnement est une réalité aujourd’hui : la CGT a contribué à y mettre un (...)

1er septembre 2009 - Rupture conventionnelle

Page normale sans titre RUPTURE CONVENTIONNELLE : L’ECHANGE INEGAL ! Jusqu’à présent, seules existaient deux façons de rompre un contrat : licenciement et démission… Trop contraignant au goût du patronat ! Une troisième a été créée : la rupture conventionnelle (voir la procédure au verso)…Très « tendance » dans nos entreprises...........

28 février 2009 - Le 4 et 5 Mai 2009 aura lieu le congrés du SNGC-CGT

Le 4 et 5 Mai 2009 aura lieu le congrés du SNGC-CGT

30 janvier 2009 - La manifestation du 29 janvier a Nice

A Nice la Manif a été un succès malgré tout car il y avait la SNCF, les hôpitaux, les enseignants, les transports, le bâtiment, etc.. Nous avons manifesté aujourd’hui dans la rue. Les salaires sont une des revendications d’aujourd’hui. C’est vrai que j’ai balancé excédée de voir tant d’inertie "mais qu’est-ce qu’il vous faut pour que vous bougiez bon sang !" Phrase malheureuse lâchée telle un cri de désespoir face à des cerveaux lobotomisés par les discours du gouvernements relayés à la télé entre autres. par (...)

29 janvier 2009 - Grève 29 janvier à Grenoble : 60000 manifestants !

Ce matin, j’avais rendez-vous devant la gare de Grenoble à 10h00. Mais arrivé avec 10 minutes de retard, le cortège de manifestants s’était déjà mis en branle, tel une chenille qui s’étire, les premiers ayant démarré et les suivants attendant leur tour. Je remonte le défilé, rencontre quelques connaissances, qui parmi les badauds sur le bord de la chaussée, qui parmi ceux qui font partie de la manifestation. Ce n’est qu’au bout d’un kilomètre que je rejoins la tête. J’en profite pour prendre des photos (...)